Lorsque l’on parle de stress, chacun relie ce mot à sa propre expérience et très souvent à de « mauvaises expériences ». Cependant les mécanismes du stress ont permis à l’homme de pouvoir survivre dans un monde hostile.

Qu’est-ce que le stress ?

Le stress est une réaction normale de notre corps qui nous permet de faire face à une urgence, un danger ou un changement. Il se définit par des réactions de l’organisme, à la fois émotionnelles et physiques, face à une situation particulière à laquelle la personne doit s’adapter.

Le mécanisme physiologique du stress s’organise principalement autour de 2 phases.

La phase d’alarme

L’organisme sécrète de l’adrénaline pour préparer le corps à répondre à la situation à laquelle on doit faire face. La force musculaire, les sens et les réflexes sont décuplés on agit plus rapidement.

La phase de résistance

Après quelques minutes, l’organisme résiste et compense l’énergie dépensée, pour faire face à cette situation, en libérant d’autres hormones (cortisol, dopamine, endorphines, sérotonine, etc.). L’agression terminée et le stress disparu, l’organisme retrouve son fonctionnement habituel.

Stress et santé

Le stress peut donc être positif car il permet de réagir de manière adaptée face à une situation de danger en stimulant nos performances et en améliorant nos capacités. Au temps de la préhistoire, il a permis aux hommes d’assurer leur survie en fuyant ou en affrontant le danger.

Une certaine dose de stress est donc tout à fait normale.

Le stress « normal »

Au niveau du corps, en situation de stress, les hormones libérées, entraînent toute une série de réactions physiologiques, hypervigilance, accélération du rythme cardiaque, augmentation de la fréquence respiratoire, contractions musculaires…

Sur une courte durée et s’il est peu fréquent, cela n’a pas de conséquence sur l’organisme.

Le stress « excessif ».

A l’inverse, une situation de stress se répétant va avoir des conséquences sur la santé et peut entraîner des troubles digestifs, des maux de tête, des problèmes de sommeil ou encore d’autres atteintes de l’organisme.

Lorsqu’il s’installe sur la durée ou que l’individu ne parvient pas à le gérer, le stress peut devenir dangereux pour notre santé physique et mentale.

L’organisme entre alors dans la troisième phase du mécanisme.

La phase d’épuisement

L’organisme sécrète en continu les hormones du stress et puise dans ses réserves énergétiques. Les organes et les systèmes immunitaire, respiratoire, circulatoire et cardiaque s’affaiblissent. La personne devient agressive, anxieuse ou découragée. Un taux trop élevé de cortisol, entraîne quant à lui, le sentiment d’être sans courage, triste, en grande insécurité. A terme, un stress en continu peut mener à un syndrome d’épuisement, voire à une dépression.

Stress et grossesse

Outre le fait qu’une patiente stressée passera une « mauvaise grossesse » cela peut aussi avoir un impact sur le nouveau-né puis l’enfant.

Beaucoup d’études scientifiques montrent un lien entre l’environnement émotionnel de la future maman, notamment le stress, sur le développement affectif, comportemental et les apprentissages de l’enfant. Une enquête de l’Inserm suggère que les bébés, dont la maman a vécu un événement particulièrement angoissant durant la grossesse, ont un risque accru de développer de l’asthme ou de l’eczéma.

Les mécanismes responsables de tous ces effets commencent à être compris. Le fonctionnement du placenta, laissant passer plus de cortisol ainsi que le système immunitaire de la maman semblent jouer un rôle important.

Heureusement on peut prévenir, agir… Tout n’est pas joué !

(Voir fiche Comment éviter le stress pendant ma grossesse?)